Un juif, un chrétien, un musulman
Eric-Emmanuel Schmitt Littérature

Littérature · Le bruit qui pense

Ma Vie avec Mozart

Ma Vie avec Mozart

Résumé

« Un jour, il m’a envoyé une musique. Elle a changé ma vie. Depuis, je lui écris souvent. Quand ça lui chante, il me répond, lors d’un concert, dans un aéroport, au coin d’une rue, toujours surprenant, toujours fulgurant. Il est devenu mon maître de sagesse, m’enseignant des choses si rares, l’émerveillement, la douceur, la sérénité, la joie. » 

Au début, c’est un adolescent tourmenté qui assiste par hasard à une répétition des « Noces de Figaro ». Par la voix de la comtesse Almaviva, Mozart lui sauve la vie. On ne quitte pas un monde si plein de richesses et de beauté.

Eric-Emmanuel Schmitt et le compositeur de génie ne se quitteront plus...A travers ce texte d’admiration, de reconnaissance et d’amour, E.E.S. nous offre son livre le plus personnel et intime. Il contient, en réponse aux lettres de l’auteur, 16 morceaux ou extraits d’œuvres parmi les plus belles de Mozart, dans leurs versions et enregistrements les plus prestigieux.

 

Critiques

Lire, octobre 2005 - « Et encore merci, Mozart ! »

Un hommage très personnel rendu au compositeur, à la veille du 250è anniversaire de sa naissanceLa vie, dans ce nouveau livre d’Eric-Emmanuel Schmitt, c’est d’abord l’adolescence difficile et la tentation du suicide, puis les émois derrière les barreaux de la solitude, le donjuanisme enfin, durant une dizaine d’années. C&rsquo…

Classica, octobre 05 - « Confessions amoureuses »

Jérémie Rousseau
En prémices à l’année Mozart 2006, Eric-Emmanuel Schmitt ouvre le feu, avec ce volume fort atypique consacré à Amadeus. Curieux de spriritualité et de grandes questions humaines, thèmes creusés au théâtre (Le Visiteur, L’Hôtel des deux mondes, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran…) ou dans le roman, Sc…

Muze, novembre 2005 - « Mozart »

Renouant avec ses premières amours musicales, Eric-Emmanuel Schmitt compose une correspondance intime et passionnée avec son « coup de foudre à retardement » : Mozart. Des lettres fortement recommandées !  

Le Soir, 11 octobre 05 - « L'enseignement vaut le détour »

Schmitt fait montre d’un beau souci d’écrire en écho. Il tend une lettre à son lecteur sur laquelle il est écrit « Oui ». Ce livre est un oui philosophique à la vie. Curieusement gauche parfois, mais aussi touchant de ce manque apparent de ruse. La musique, y écrit Schmitt, répond oui à une question qu’on ne form…

La Tribune de Bruxelles, 13 octobre 05 - « Eric-Emmanuel Schmitt, fragile ? »

L’homme d’écriture qui se cache derrière une constitution à la Garp, le héros épique du « Monde selon Garp » de John Irving, s’est toujours nourri de livres et de musique, refusant le divertissement pour ce qu’il est, cherchant une réponse ou tout au moins des pistes à la vie, à l’amour, à la r…

Télé-Loisirs, 29 octobre 2005 - « Mozart »

Il rejoint Mozart dans « l’idéal simple, accessible, qui charme d’abord, bouleverse ensuite ». Une petite musique de nuit qui éclaire les jours

Le Généraliste, 13 octobre 05 - « Schmitt se livre par Mozart »

Ma vie avec Mozart est un beau livre, touchant, qui parle à chacun de nous par ses ouvertures sur l’enfance, sur Dieu ou sur l’art. Michel Paquot 

Elle Belgique, octobre 05 - « La sagesse comme deuil éclatant du bonheur ? »

(…) C’est la première fois que Schmitt écrit un livre à la première personne, renonçant à la protection du masque. Il avoue en concevoir une gêne certaine, d’autant qu’il est adversaire de l’auto-fiction. Ce qu’il donne à voir : un être sentimental, très féminin, dépendant et vuln…

La Croix, 20 octobre 2005 - « Eric-Emmanuel dialogue avec Wolfgang Amadeus »

Jean-Luc Macia
(…) on se laisse prendre au jeu. Après tout, nous aussi avons appréhendé l’univers du compositeur par des chemins de traverse, sous la coupe d’impressions impromptues (…). Simplement Eric-Emmanuel Schmitt décrypte ces mêmes expériences, les siennes pas si éloignées des nôtres, avec ses mots justes, touchants, s…

Marianne, novembre 05 - « Un Mozart, sinon rien »

(…) Le côté « leçon de sagesse » contribuera certainement au succès du livre : Mozart et Schmitt nous parlent du travail, de la souffrance, du sida, de la création, du sexe. Tout cela est plein de bon sens, et le miroir tendu par le musicien permet à l’auteur de nous dire ses petits secrets ; il évoque assez librement  s…

www.evene.fr - « Tant pis pour le pessimisme »

Nous pourrions accuser Eric-Emmanuel Schmitt de se complaire dans une écriture trop positive et imagée ; crier aux poncifs et aux évidences. Gentiment, nous étonner de ce curieux ouvrage accompagné d'un CD qui nous replonge, le temps d'une lecture, dans l'univers de nos bons vieux livres audio. Ceux qui dans notre magnétophone nous contaient l'histoire de la 'Belle au bois dormant' tandis que nous…

Télépro, 13 octobre 05 - « Lire Schmitt en écoutant Mozart »

Difficile, en voyant son large sourire en deuxième de couverture, de prêter à Eric-Emmanuel Schmitt des idées suicidaires. Pourtant l’histoire qu’il raconte dans  Ma vie avec Mozart , son histoire, démarre avec ses envies d’en finir avec la vie. Il n’a alors que 15 ans. « C’est lui qui a commencé notre correspondance…

www.yahoo.fr, le 9 novembre 2005 - « Une adorable »

Ce livre "unique" est un enchantement. Eric-Emmanuel Schmitt, que l'oeuvre théâtrale et romanesque place aujourd'hui au rang des auteurs les plus lus et les plus joués dans le monde ("Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran", "Oscar et la Dame Rose", "L'Evangile selon Pilate", "Le Visiteur", "Hôtel des Deux Mondes&quo…

Dagbladet, Norge - 25 nov 05 - « Guéri par Mozart »

(...) « Ma vie avec Mozart » traduit par Kari et Kjell Risvik est probablement l'un des plus beaux livres de l'automne. Et l'un des plus importants. Ce petit livre contient un cd avec d'excellentes interprétations de Mozart. Le texte et la musique créent un plaisir inattendu. Qui offre au lecteur une expérience enivrante. Je ne me rappelle plus avoir ressenti une telle émotion depuis « Le petit…

www.lesechos.fr, novembre 05 - « La musique consolatrice »

Attention aux équivoques : il ne s'agit point, ici, d'un livre « sur » Mozart. C'est Schmitt qui parle, et qui parle de lui. (...) L'auteur du « Visiteur » et autres pièces à  succès n'a jamais caché son amour de la musique, ni ses compétences, qui l'ont amené à  écrire une adaptation française très habile de ces mêmes « Noces de Figaro », représentée au Théâtre impérial de Compiègne. Il fr…

Diapason, novembre 2005 - « En confidence »

Michel Parouty
Auteur à  succès, Eric-Emmanuel Schmitt manie la prose avec la simplicité qui caractérise la véritable élégance. Amateur de musique, il tombe encore adolescent, sous le charme de Mozart ; une rencontre qui bouleverse sa vie. Un « coup de foudre à  retardement » dont les mystères sont inépuisables. S'ensuit …

Opéra Dec 05 - « Comme Mozart l'aurait aimé »

Gérard Mannoni
Auteur à succès tant pour ses pièces que pour ses romans, Eric-Emmanuel Schmitt est un esprit brillant à la plume aussi alerte que la pensée. Il nous raconte ici, de manière personnelle et fort vive, son histoire d’amour avec Mozart. Une correspondance qui aurait pu être écrite au XVIII ème siècle, comme celle de Mme du Def…

Le Monde - « Extrait de la critique du livre de Christian Jacques sur Mozart »

….L’option de cet autre champion de librairie qu’est Eric-Emmanuel Schmitt est autrement personnelle. Comme le confesse d’entrée le titre de l’ouvrage : Ma Vie avec Mozart. « Confession » est le terme qui convient quand l’auteur entend raconter sa tumultueuse passion pour un compositeur qui lui sauve la vie, à 15 ans, qu…

Commentaires

« Rencontre avec un auteur à... »

Rencontre avec un auteur à fleur de peau...

Eve-Marie Vaes, Palais des Beaux-Arts Bruxelles

Votre « rencontre » avec Mozart, le classique des classiques, a eu lieu alors que vous étiez adolescent, l'âge de la révolte et du mal-être. Comment vous êtes-vous laissé séduire?

A l’époque, ma révolte était contre la vie elle-même. A 15 ans, comme beaucoup d'adolescents, je n'avais pas envie d'entrer dans la vie... Ça fait tellement peur une vie d'adulte qui se précise, un corps d'adulte qui se dessine. C'est tellement effrayant de quitter l'enfance, cet univers du rêve où tout était possible… Et c'est vrai que j'ai été guéri par la beauté. Cela s’est passé lors d’une répétition des Noces de Figaro ; quand cette femme trop grosse, trop maquillée, trop gauche, tout à coup s'est mise à chanter. Soudain, tout a basculé en moi. J'ai été inondé par la musique. Il y a une telle exaltation de l'existence dans la musique… D'ailleurs, les arts en général ne font que célébrer l'existence. C'est pour ça qu'on a besoin d'art. Parce qu’on a besoin de célébrer l'existence. En entendant cette musique de Mozart, c'est tout cela que j'ai compris et qui m'a remis sur le chemin de la vie.

Quand on lit votre livre, on se rend compte que votre histoire avec Mozart est une vraie histoire d'amour, avec un coup de foudre, un amour naissant, des confidences, une séparation et puis des retrouvailles…

Oui, il y a eu des séparations aussi, c'est vrai. A un moment, Mozart n'était plus assez « chic » pour moi. Mais je pense que c'est normal car, quand on a entre 20 et 30 ans, on aime la sophistication et la complexité. On ne découvre la richesse de la simplicité que plus tard…

« Mozart est,au fond,mon idéal d'écrivain »

Justement, ce mélange de grâce et de simplicité, de profondeur et de légèreté que l'on a  chez Mozart, c'est quelque chose que l'on retrouve un peu dans votre écriture…J'aimerais que ce soit vrai ! Car Mozart est au fond mon idéal d'écrivain. Il est pour moi un modèle d'artiste, à la fois profond et accessible, charmant et grave. Il est une synthèse entre l’« art noble » et l'« art populaire ».

On a le sentiment qu'à travers cette relation avec Mozart, vous vous êtes interrogé sur les grandes questions de l'existence : la religion, la foi, la maladie, la mort, la création. Mais au bout du compte, vous en tirez surtout une grande leçon d'optimisme…

Absolument ! Pour moi, Mozart est un maître de joie, un professeur d'optimisme. Dans ce livre, je ne parle pas de musique comme un musicologue ; je parle de la musique comme un élément de notre vie spirituelle, un élément constructif de notre vie intérieure, affective. Ce que j'extrais de Mozart, ce n'est pas un traité d'harmonie ou de stylistique, mais un message humaniste. C'est quelqu'un qui me fait comprendre ce qu'est l'enfance, ce qu'est la foi ; quelqu’un qui me fait privilégier la joie sur la douleur…Au fil du temps, votre rapport, votre conception de Mozart ont-ils évolué ou l'émotion première est-elle restée intacte et intemporelle ?Eh bien, c'est incroyable, mais c'est resté intact. Mozart reste une source pour moi à laquelle je peux toujours revenir. Le miracle se reproduit très souvent. Ce n'est pas un souvenir dont je me nourris, mais une expérience renouvelée chaque fois qu'un musicien est habité par la phrase mozartienne, par l'émerveillement. Car c'est une musique profondément spirituelle.« C'est bien Mozart qui va dire l'ineffable ;pas moi »

Pourquoi certaines œuvres (que l’on retrouve dans le livre et sur le CD) vous ont-elles plus particulièrement touché ?

Je pense qu'il y a une cohérence, un fil rouge : c'est le Mozart à fleur de peau, le Mozart hypersensible, toujours sur le point de pleurer, toujours les yeux humides. Le Mozart profondément humain, fraternel, fragile… Et, en même temps, c'est le Mozart équilibré qui a créé de l'harmonie et de la beauté avec nos tensions intérieures. Et puis, c'est le Mozart intime, le Mozart qui murmure : c'est pourquoi il y a beaucoup d'adagio, de mouvements lents, d'airs doux…

Comment avez-vous conçu la mise en scène du spectacle (Palais des Beaux-Arts, Bruxelles, 25/10/05) et votre rapport aux chanteurs ? Ne craignez-vous pas une interférence entre les mots et le côté ineffable de la grâce mozartienne ?

Je l'assume. Quand les mots sont impuissants, la musique arrive : c'est ça la dramaturgie de ce spectacle. C'est bien Mozart qui va dire l'ineffable ; pas moi. C'est un dialogue entre la littérature et la musique que je veux faire. Et on ne dit pas les mêmes choses et pas avec les mêmes moyens. A un moment, le texte se tait parce qu'il n'y a que la musique qui peut exprimer le mystère profond. Les mots tournent autour du mystère, la musique l'exprime. « La musique répond oui à une question que l'on ne formule pas toujours. » 

Publications

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Allemand

Editions Fischer, Traduction Ines Koebel

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Bulgare

Editions Lege Artis Publishing House

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Coréenne

Munhak Segye-Sa publishing en 2005

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Grec

paru aux Editions Opéra

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Islandaise

paru aux éditions Lafleur Publishing

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Italien

Editions Edizioni e/o en 2005, Traduction Alberto Bracci Testasecca

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Japonais

chez Kinemajonpo-sha, Traduit par Kobayashi Nobuyuki

🌐
Néerlandaise

paru chez Atlas uitgeverij en 2005, traduit par Eef Gratama

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Norvégienne

paru chez Pantagruel Forlag

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Roumain

paru chez Humanitas

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Polonais

paru chez Znak

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Suédoise

paru chez Storm Förlag /Pantagruel Förlag

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