Concerto à  la mémoire d'un ange

Résumé

Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux  ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle, une image de sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ? 

Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l'ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l'ont reçue,d'autres l'ont refusée, quelques uns ne se sont aperçus de rien.  

Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l'ordinaire et l'extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question: sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?

Concerto à la mémoire d'un ange est suivi du Journal tenu par Éric-Emmanuel Schmitt durant l'écriture.

Critiques

Le Figaro littéraire - « Variations sur la rédemption »

Éric-Emmanuel Schmitt publie un troisième recueil de nouvelles. Une série de quatre histoires courtes qui ont en commun le thème de la rédemption.L'humour, souvent noir, accompagné d'une naïveté apparente, le tout au service d'une réflexion originale, démontre une nouvelle fois la capacité du normalien agrégé de philosophie, à communiquer ses idées, ses interrogations, au grand public.

[...]Grâce à ses petites histoires aussi déroutantes que touchantes, Éric-Emmanuel Schmitt expose des situations sombres et complexes. Il parvient à les rendre simples, légères.

Blaise de Chabalier

France soir - « Entretien »

II est devenu un auteur de best-sellers dans les années 2000 grâce à des romans et à des  nouvelles populaires comme Odette Toulemonde ou Oscar et La dame rose. Rencontre.Eric-Emmanuel Schmitt est un touche -à tout. Dramaturge, nouvelliste, romancier et réalisateur, ce Franco-belge de 49 ans est devenu en une dizaine d'années l'un des auteurs francophones les plus lus au monde. Aujourd'hui, il publie sa troisième nouvelle, Concerto à la mémoire d'un ange. Un recueil polyphonique de quatre histoires à travers le prisme de la rédemption.

FRANCE-SOIR. Concerto à la mémoire d'un ange est à mi-chemin entre la philosophie et le roman. Comment définiriez-vous cette oeuvre?

ÉRIC-EMMANUEL SCHMITT.

Je suis philosophe de métier et d'âme mais je dirais qu'elle se situe entre la fable et la nouvelle romanesque. La question qui traverse ces histoires est : pouvons nous changer ? Il est donc question de rédemption et de damnation.Les personnages de ces quatre histoires ont un passé douloureux mais sont animés d'une réelle volonté d'évoluer.

Vous semblez être un incorrigible optimiste...

Oui, sûrement. Mes constats sont parfois sans complaisance mais je crois en l'intelligence humaine. Nous pouvons tous nous améliorer. Nous ne pouvons pas nous transformer totalement, le passé a le poids qu'on lui donne, Je crois en la rédemption psychologique, pas religieuse.

Pourquoi avoir lait de la religion un fil rouge ?

Ce n'est pas un fil rouge. C'est un prétexte à l'évolution de mes personnages. Au minimum Dieu est le meilleur de l'Homme. Les références à Dieu sont juste des éléments qui élèvent l'homme face à son égoïsme.

Depuis 2006, vous avez rédigé trois nouvelles. Qu'aimez-vous dans cet exercice littéraire?

Ecrire un roman est aussi difficile que d'écrire une nouvelle. La nouvelle, c'est du dessin, le  roman, c'est de la peinture. Avec cet ouvrage, il fallait que j'aille à l'essentiel. Le style est court, on ne peut pas se disperser et être bavard. Pourtant, la nouvelle ne semble pas être le genre littéraire le plus apprécié des Français...
On ne peut pas dire ça car mes deux précédentes nouvelles ont dépassé les 200.000 exemplaires. Odette Toulemonde et autres histoires a beaucoup plu aux lecteurs, D'ailleurs, cela me vaut la sympathie de mes collègues écrivains. Ils m'envoient des lettres en me disant que grâce à moi les éditeurs sont moins réticents à publier des nouvelles.Entre celles d'Anna Gavalda et les miennes, nous avons fait avancer la machine.

Vous n'êtes pas l'homme d'une seule passion, Vous avez travaillé pour le théâtre, le cinéma... Pourquoi cette diversité ?

Chaque art rapporte à un autre. Cela vient de mon appétit et de ma curiosité. Quand j'étais petit, on se moquait de moi. Quand je visitais un musée il fallait qu'on m'achète une boîte de peinture. Quand j'allais voir un ballet, il fallait m'inscrire à un cours de danse. J'ai toujours été un agité du bocal. J'ai la passion de faire. Surtout, ce n'est pas à moi de décider ce que je fais de mieux, donc dès que la vie m'offre une possibilité de créer, je la saisis.En France, il est difficile de porter plusieurs casquettes.

N'avez-vous pas eu peur d'être critiqué ?

C'est une vraie liberté. Je crois qu'en France la réussite provoque l'envie plus que l'admiration, d'où le refus de voir quelqu'un trouver sa place dans plusieurs domaines. C'est un aspect mesquin dont je me passerais bien.

Vous a-t-on reproché votre succès ?

Le succès change le regard de certains sur moi. Parfois, ils me lisent non pas pour apprécier ma plume mais pour savoir d'où vient ma notoriété. Tout d'un coup, on devient un auteur de best-sellers. On n'est jamais l'auteur de son succès.

Magali Vogel

La Provence - « La liberté et le hasard selon Schmitt »

Tous les livres d'Eric- Emmanuel Schmitt développent l'idée que le monde n'est pas absurde mais mystérieux.

Le sens nous en est caché et c'est à nous à le retrouver par un travail de réflexion. C'est en fait la pensée de Pascal que défend l'auteur contre celle d'Albert Camus. Et, dans une pièce de théâtre Comme Hôtel des deux mondes, parue en 1999, Eric-Emmanuel Schmitt avait évoqué la mort, le phénomène de résilience et la notion de hasard par une intrigue aux forts accents philosophiques.

Il reprend un peu tous ces sujets dans Concerto à la mémoire d'un ange, le recueil de nouvelles où il développe quatre histoires dont on s'apercevra qu'elles sont liées entre elles. Eric-Emmanuel Schmitt, qui est diplômé de philosophie, propose néanmoins de traiter tous ces concepts avec légèreté, humour et fantaisie. Avec gravité également mais sans pathos.

Un beau livre qui fait aimer la littérature.

Jean-Rémi Barland

La Dernière Heure (Belgique) - « Chouette, de bonnes nouvelles d'Eric-Emmanuel Schmitt! »

En rendant - avec Odette Toulemonde (et autres histoires) - ses lettres de noblesse à un genre boudé par la littérature française, Eric-Emmanuel Schmitt a fait du bien à la nouvelle.
Car il a su lui donner sa forme (courte) et une certaine ascèse qui lui va bien. La preuve, une nouvelle fois, avec ce Concerto à la mémoire d'un ange, dans lequel les divers récits ont ceci de commun qu'ils mettent en lumière sainte Rita, patronne des causes désespérées.

Isabelle Monnart

Bsc News Magazine - « Un concerto bouleversant »

Une grenouille de bénitier libidineuse, une première dame de France revancharde, un émérite joueur de violon handicapé, un marin consciencieux  se voient confrontés successivement à la problématique de la repentance...et c'est sous la plume saisissante de réalisme et de cruauté simple d'Eric Emmanuel Schmitt que nous les voyons se débattre avec leurs émotions.


Ces quatre nouvelles (qui ménagent chacune une chute talentueuse) sont des peintures d'une grande justesse de conflits intérieurs violents et l'auteur explique à juste titre dans son journal d'écriture (qui vient clôturer le livre) qu'il est tout à fait possible de créer des liens très intenses entre des nouvelles,  des "topoi " pour qu'elles se retrouvent et se répondent.

[...]Disserter plus longuement sur ce recueil en dénaturerait l'effet de surprise, ne saurait assez justement évoquer la qualité du style et serait donc d'un intérêt moindre. C'est une oeuvre à dévorer!

Le nouveau Eric-Emmanuel Schmitt est dans toutes les librairies depuis peu ...filez donc vous le procurer!

Julie Cadilhac

L'Express - « Ange ou démon? »

Eric-Emmanuel Schmitt aime dérouter ses lecteurs. Voici quatre nouvelles qui composent, en réalité, les quatre chapitres d'un ouvrage parfaitement cohérent. S'il était pédant, Schmitt aurait intitulé ce livre "Liberté et destin". Puisqu'il est romancier, il a préféré Concerto à la mémoire d'un ange.

Il délaisse la démonstration, pesante, au profit de la suggestion, légère. Aux réponses, il préfère les questions. Celles qu'il pose à travers ces nouvelles se résument à ce mystère, qui nous hante tous à un moment ou l'autre de notre existence : pouvons-nous changer ? Marguerite Yourcenar répondait : "On ne change pas, on s'approfondit." André Gide, caustique: "Il faut suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant." Eric-Emmanuel Schmitt laisse au lecteur le soin de se forger sa propre conviction, en mettant en scène des cas de figures très différents. Seul point commun : tous les protagonistes de ces histoires flirtent avec la mort, le meurtre, l'agonie.Et l'on retrouve, dans ces récits au dénouement imprévisible, tout l'art du dramaturge. Si le salaud peut devenir un type bien, l'inverse est également possible : l'homme de bien peut se transformer en une infecte crapule.Qui décide de ce changement ? Nous-mêmes ? Les circonstances ? Le destin ? Toutes ces questions - qui ne sont jamais formulées de façon aussi abrupte - traversent les personnages de ces nouvelles.

Pour trouver les réponses, ils devront se confronter à la part la plus sombre d'eux-mêmes et acquiescer à ce que peu d'entre nous acceptent de vivre : suivre le chemin de ce qui nous fait peur plutôt que s'engluer dans un quotidien trop rassurant. Ils découvriront, surtout, que ce ne sont pas nos vies qui sont belles ou terribles mais le regard que nous portons sur elles : "Il en est des destins comme des livres sacrés, c'est la lecture qui leur donne un sens."

Eric-Emmanuel Schmitt est avant tout un conteur. Mais, parce qu'il sait que le conte demande toujours une exégèse, il fait suivre ses nouvelles d'un extrait du journal intime qu'il avoue tenir depuis qu'il est en âge d'écrire. Plutôt que de se livrer à quelque déballage, il publie ici les pages concernant l'écriture de ces nouvelles. Cela fonctionne à merveille, comme les "bonus" d'une superproduction dont les héros nous hanteront longtemps.

François Busnel

Carrefour des savoirs - « Une nouvelle réussite pour le romancier »

Une nouvelle réussite pour le romancier, auteur de pièces de théâtre et cinéaste. Ce concerto est une suite de nouvelles toutes plus fascinantes les unes que les autres. Une petite musique dont on souhaiterait ne jamais entendre la dernière note. Avec pour fil rouge une sainte Rita, un peu a toutes les sauces.

Éric-Emmanuel Schmitt nous entraîne dans l'univers inquiétant d'une empoisonneuse qui n'est pas sans rappeler la Bonne Dame de Loudun (ndlr: Marie Besnard) aux prises avec sa passion pour un jeune prêtre. Puis ce seront les interrogations sur l'amour que l'on porte aux siens et la façon dont on l'exprime ou non avec l'histoire de ce marin à qui l'on annonce en mer le décès d'une de ses filles : il en a quatre et le prénom de la morte n'a pas été révélé... De qui faut-il faire le deuil?La nouvelle suivante donne son titre à l'ouvrage. C'est une réflexion tout en finesse sur le devenir des êtres. Que restera-t-il à l'âge adulte de ce que l'on perçoit d'une personnalité adolescente? Le doux sera-t-il toujours doux el le dur toujours dur ? Un amour à l'Élysée clôt le recueil sur une ode à l'amour touchante sous les ors de la République. Rien que du très bon, donc!

Impact Médecine - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

Eric-Emmanuel Schmitt emprunte son titre à un concerto d'Alban Berg qui évoque la trajectoire de l'ange vers le ciel. En quatre contes cocasses, l'auteur compose les paraboles modernes de la rédemption, du pardon et de la liberté. Aussi différents soient-ils, la femme qui empoisonne ses maris, le président de la République amoureux, le marin honnête et l'escroc international sont tiraillés entre l'ombre et la lumière. Sainte Rita arbitrera le dilemme.

Jean-Michel Ulmann

L'Est-éclair - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

Ce nouvel ouvrage d'Eric-Emmanuel Schmitt se décline en quatre histoires, jubilatoires, autour du thème de la rédemption.

Une fois encore, l'auteur nous conduit dans des univers insolites, peuplés de personnages étranges, terriblement humains mais prêts à donner une nouvelle dimension à leur vie. Car tous ont des choses à se reprocher, avec lesquelles il est difficile de vivre.La première histoire met en scène une femme à l'âme bien noire. On dit qu'elle a empoisonné son amant. Acquittée par la justice des hommes, elle se réjouit de sa célébrité. Dans le village, tout le monde s'interroge : ange ou démon ? On la craint... mais on accueille les touristes, les curieux, qui veulent voir de près la Marie Maurestier. « Si les habitants l'acquittaient, ils laissaient néanmoins planer le doute, car il était hors de question de décourager les visiteurs en les privant de cette attraction. »

C'est alors que la vie de la veuve bascule, quand arrive un jeune curé dans la paroisse. Il sait trouver les mots pour séduire las paroissiens et les conduire sur le chemin du Ciel. Et Marie Maurestier, qui n'échappera pas à l'enchantement, va en faire les frais.C'est truculent un vrai régal de lecture...

Les autres histoires sont aussi délicieuses et insolites, comme celle qui donne son titre à l'ouvrage. Ça commence comme un joli conte, avec des êtres d'exception, Alex et Chris, deux musiciens, qui, chacun dans son genre et son style, flirtent avec le divin dans la perfection. Mais il suffit d'un stage « Music and sports in winter » pour que le rêve tourne au cauchemar, révélant la face cachée de l'un d'eux. Un drame. Au fil du temps qui passe, les idéaux changent de tête et l'innocence avec.

Un marin aux sentiments improbables, l'hymne d'amour de la femme du président, toutes les histoires sont liées par le fil rouge du destin, que l'on peut, parfois, pousser du bon côté.

Quatre nouvelles exquises. À lire absolument.

Le Parisien - « Le beau concerto d'Eric-Emmanuel Schmitt »

Ce qui est frappant dans ce livre qui se traverse, comme dans un train, de compartiment en compartiment, c'est l'habileté indéniable d'Eric-Emmanuel Schmitt à manier cet art délicat du récit court. L'ouvrage s'achève par un très intéressant journal de bord tenu par l'auteur pendant qu'il écrivait.A tous ceux, et ils sont nombreux,qui se posent des questions simples sur l'existence,aux jeunes étudiants en philo et plus généralement aux amateurs de littérature bien troussée car cette petite musique fait un beau concerto, il faut recommander ce livre. On n'est pas loin, mais oui, des « Trois Contes » de Flaubert. Du grand Schmitt.

Pierre Vavasseur

Télé2 - « Sainte Rita à la rescousse »

On aime énormément parce que Éric-Emmanuel Schmitt maîtrise à merveille l'art délicat de la nouvelle. L'éclairage qu'il donne sur cet exercice, dans la dernière partie du livre, est d'ailleurs passionnant. Il est ici au niveau des Trois Contes de Flaubert ou de La Maison Tellier de Maupassant.

On en fait quoi ? On l'offre à ceux qui se posent des questions existentielles, aux jeunes en classe de philo et aux amateurs de littérature finement ciselée.

Christophe Victor

Nice Matin - « Conversation sur la destiné »

Dans Concerto à la mémoire d'un ange, sainte Rita est le joker au destin des personnages. Mais dans la vraie vie, que feraient l'empoisonneuse, le marin, les artistes et la femme du président? Tous libres ou victimes du déterminisme ?

Avec des mots si justes, des descriptions si pertinentes, des situations si plausibles, Eric-Emmanuel Schmitt donne à ses lecteurs le choix de croire ou non à la pré-écriture des existences et à la possibilité de les changer. Après Oscar et la dame rose, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, et bien d'autres titres encore, l'auteur poursuit ses conversations avec le lecteur.

24 Heures (Suisse) - « Des nouvelles tranchantes du monde »

L'art de la nouvelle est exigeant, qui convient au dramaturge exercé au dialogue et à la construction claire et ramassée. Concision, netteté, tranchant: le scalpel du philosophe isole des situations qui évoquent le magma des tabloïds, que le narrateur étoffe.

Le recueil s'ouvre sur le portrait grinçant d'une empoisonneuse de province, avec un épisode carabiné de corruption de confesseur, digne de Hitchcock. Les deux nouvelles centrales touchent à des questions plus intimes et fines, où le manque d'amour (Le retour) et le repentir refusé(Concerto à la mémoire d'un ange) résonnent en profondeur. La dernière nouvelle nous invite dans les alcôves du pouvoir (Un amour à l'Elysée) où l'auteur ose situer un drame émouvant.

Jean-Louis Kuffer

Lire est un plaisir - « Concerto en quatre mouvements »

Jamais deux sans trois. Après Odette Toulemonde et La rêveuse d'Ostende, Eric-Emmanuel Schmitt nous propose quatre nouvelles nouvelles sur un même thème. Une mante religieuse, un marin au long cours, un jeune virtuose, meurtrier par orgueil et un couple présidentiel affichant un amour de façade partagent l'affiche (après tout, Schmitt est aussi cinéaste) de ce concerto à la mémoire d'un ange (Schmitt n'apprécie pas exclusivement Mozart, il a gardé une petite place pour Berg).

Une nouvelle fois, l'alchimie opère instantanément et sur toute la longueur (la réussite est totale quand, à l'instar d'une oeuvre, il n'y a aucun(e) mouvement (nouvelle) faible). On peut parler de flamboyance dans l'art de Schmitt lorsque se produit l'étincelle, la même qui a allumé le feu de La part de l'autre, L'évangile de Pilate, Les variations énigmatiques ou encore les deux premiers romans novellisateurs précités.

J'étais présent à la première de ce concerto à la mémoire d'un ange. La salle a fini debout.

Brice Depasse

Les Echos - « Minilégendes dorées »

Dans le « journal d'écriture » qui conclut son dernier ouvrage, Eric-Emmanuel Schmitt se plaint du peu de considération dont jouissent les nouvelles par rapport au roman. Il doit être aujourd'hui soulagé : son « Concerto à la mémoire d'un ange » composé de quatre « mouvements » distincts (plus le making of en bonus...) caracole en tête des ventes.L'écrivain français a mis il est vrai tous les atouts de son côté. Ses nouvelles ne sont pas du genre impressionnistes - chacune est en réalité un court roman. Et elles développent une même thématique fédératrice : l'homme est-il prisonnier de son destin ou a-t-il la liberté de s'amender ? Rédemption ou damnation sont les deux ailes de cet ange ambigu, qui plane au-dessus du livre.

[...]Fables moralistes, minilégendes dorées, les nouvelles d'Eric-Emmanuel Schmitt sont diablement efficaces. L'écrivain est un remarquable conteur, au style élégant et facile. Son expérience d'auteur dramatique l'aide à déjouer les pièges d'intrigues voulues très simples à la base - il sait créer des coups de théâtre au bon moment et rendre ses personnages plus complexes qu'ils n'en ont l'air.[...]

PH. C.

RTL.TVI - Face à  Face - « Regarder l'émission »

Eric-Emmanuel Schmitt pour la sortie de son ouvrage Concerto à la mémoire d'un ange sorti aux éditions Albin Michel.

Cliquez ici pour regarder l'émission.

F!mag - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

C'est tout naturellement qu'une fois de plus, que cet écrivain agrégé en philosophie, auteur de 'La part de l'Autre ' ou du non moins bouleversant 'Ulysse from Bagdad ', met à notre disposition des concepts complexes, au travers de personnages qui nous sont familiers évoluant sur fond d'intrigues légères et compréhensibles par tous.

La Tribune (Suisse) - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

Narrateur omniscient, Dieu à la fois tout puissant et passif, Schmitt nous plonge avec fluidité dans les tourmentes de ses personnages. Finalement, ses livres sont faciles à lire, mais pas si légers que ça.

France Catholique - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

Le dernier livre d'Eric-Emmanuel Schmitt nous offre quatre nouvelles toutes aussi originales et palpitantes les unes que les autres. Avec sa grande habileté à sonder le cœur humain et sa profonde spiritualité, Eric-Emmanuel Schmitt nous rappelle François Mauriac.

Brigitte Clavel

Le magazine des livres - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

Eric-Emmanuel Schmitt, en chef d'orchestre implacable, nous joue un de ses plus beaux ouvrages. Ses nouvelles s'apparentent ici à des fables sans morale, telles les êtres que nous sommes, changeant selon nos aspirations, à la faveur d'une humeur ou d'un bon vouloir...

Stéphanie Joly

La Tribune de Lyon - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

... Schmitt exhale à longueur d'œuvres les valeurs nobles de la compréhension entre les êtres, du cheminement intérieur, du bien comme idéal...

Vincent Raymond

La Provence - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

..., il (Eric-Emmanuel Schmitt) montre qu'il est un excellent conteur, adepte de la littérature fantastique avec un goût prononcé pour le merveilleux. »« Eric-Emmanuel Schmitt, ..., propose de traiter tous ces concepts avec légèreté, humour et fantaisie. Avec gravité également mais sans pathos. Un beau livre qui fait aimer la littérature. »

Jean-Rémi Barland

La Libre Belgique - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

Eric-Emmanuel Schmitt... Non seulement sa plume fait mouche mais ses intrigues bien ficelées et resserrées en formes brèves intensifient la teneur des fictions. D'un style dépouillé, sensible et fluide, l'auteur au talent polymorphe explore la nature humaine, de sa noirceur à sa lumière : la rédemption. »« En défenseur de l'imaginaire, EES parvient à manier l'alliage délicat de la philosophie et de la fiction en interrogeant la nature humaine.

Camille Perotti

24 heures (Suisse) - « Concerto à  la mémoire d'un ange »

Concision, netteté, tranchant : le scalpel du philosophe isole des situations qui évoquent le magma des tabloïds, que le narrateur étoffe.

Jean-Louis Kuffer

Le magazine des livres - « Quatre mouvements pour un concerto »

Le dernier livre d'Éric-Emmanuel Schmitt est un concerto, comme son nom l'indique. Composé de trois mouvements d'intensité romanesque allant crescendo, cet opus libre de notes particulièrement amoureuses. La première nouvelle, sorte de gymnopédle pour guitare à la voix ample et veloutée, vous fera tressaillir, de ce pas filer vous confesser de tous vos pires pêches... ou vous en dissuadera. La seconde nouvelle, guerre plus longue, résonne de tous ses cors, et  vous amène aux confins du doute, suscitant en vous des Interrogations jusqu'alors insoupçonnées. L'avant-dernier mouvement est un allegretto profond, envoûtant, rendant hommage aux deux facettes qui sommeillent en vous et se haïssent dans l'univers clos de votre inconscient. Qui de vous deux saura donner son élan au magnifique solo, avec une dextérité vertigineuse ? Pile ou face ? La dernière nouvelle semble prouver qu'Amour et Haine ne sont qu'un même sentiment, que deux amours se ressemblent avant de s'assembler, que tout n'est qu'apparences, et qu'un vieil amour vaut mieux qu'une liberté mal assumée. Ni tout a fait anges ni tout à fait démons, les personnages d'Éric-Emmanuel Schmitt sont parfois si proches du lecteur qu'ils l'entraînent volontiers dans le jeu si agréable, si dangereux, de l'identification. Chaque lecteur est ainsi invité à nourrir de sa plus belle imagination une meurtrière, un bon matelot mauvais père, un duo de virtuoses, un couple à la tête de l'État. Chaque lecteur offre tout son lot de subjectivité, se faisant complice compatissant des uns et des autres, sans distinction manichéenne. La raison dicterait pourtant de ne pas jouer d'empathie, et d'envoyer valser ces caractères désordonnés, dansant sur une musique parfaite, juste, avec ce qu'il faut de notes et de soupirs. Il n'en est pas ainsi.

Éric-Emmanuel chmitt, en chef d'orchestre implacable, nous joue un de ses plus beaux ouvrages. Ses nouvelles s'apparentent ici à des fables sans morale, tels les êtres que nous sommes, changeant selon nos aspirations, à la faveur d'une humeur ou d'un bon vouloir. . . comme celui de Sainte Rita, reine des reliques recueillant tous les désespoirs du monde entre ses seins.

S. Joly

Publications

  • En langue albanaise, publié par Toena
  • En langue anglaise (US), publié par Europa
  • En langue bulgare, publié par Lege Artis
  • En langue castillane, publié par les éditions Destino
  • En langue chinoise, publié par Eurasian Publishing
  • En langue chinoise (caractères simplifiés), publié par Citic Press
  • En langue coréénnne, publié par Yolimwon
  • En langue espagnole, publié par Ediciones Destino
  • En langue française, publié par Albin Michel, A Vue d'Oeil (Gros caractères)
  • En langue géorgienne, publié par Bakur Sulakauri
  • En langue hongroise, publié par Humanitas
  • En langue italienne, publié par Edizioni e/o
  • En langue néerlandaise, publié par Uitgeverij Atlas
  • En langue polonaise, publié par Znak
  • En langue roumaine, publié par Humanitas
  • En langue russe, publié par Azbooka
  • En langue ukrainienne, Editions Calvaria
  • En langue vietnamienne, publié par Nha Nam

Interview

Quand il mit le pied à Paris, ce 4 septembre 1980, sans avoir fermé l'œil, et qu'il passa la douane en échappant aux questions, Chris s'estima sauvé. « On ne viendra pas me chercher ici, tout est derrière moi. Hourra ! » Il s'enfuit aux toilettes pour exécuter une danse de joie, comme s'il venait de gagner à nouveau.

Devant le tapis roulant qui vomissait les valises, il examina le monde avec bienveillance, dans un esprit de retrouvailles, séduit par les larges murs blancs, les sols marbrés, les chromes immaculés, le plafond ajouré qui filtrait la lumière mercurienne de Paris. Soudain, derrière les hautes vitres, dans le hall public, il aperçut sa mère. Elle le guettait. Inquiétée par le retard, angoissée de ne pas voir son unique enfant, elle jetait des regards désespérés autour d'elle. Quelle détresse ! Quel amour derrière ce trouble...

Il tressaillit.

À Sydney une mère allait apprendre, avec le même visage bouleversé, la disparition de son fils.

Foudroyé par l'évidence, il conçut alors qu'Axel venait de mourir, et que lui, Chris, était son assassin.