Résumé

Une nuit, dans un manoir perdu de la lande normande, cinq femmes se réunissent pour instruire le procès de Don Juan. Ses anciennes victimes veulent l 'obliger à épouser la dernière de ses conquêtes.Mais curieusement, Don Juan accepte.La vie lui aurait-elle déjà fait ce procès ?

La fin d'un mythe ?

 

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Commentaires

« Ma première pièce... »

Ma première pièce...

Il y a toujours quelque chose de miraculeux dans une première fois. La première fois nous révèle à nous-même, sonne l'adieu aux désirs vague, ouvre l'avenir. Réussie, elle trace même un destin.
Vers 28 ans, ayant vécu mon éducation sentimentale et philosophique, je commençais à découvrir – ou à subir - ce que j'avais à dire, quels étaient mes obsessions, quelle ligne fragile - la ligne du doute - allait devenir la mienne.


La Nuit de Valognes propose ma vision de Don Juan. Don Juan est un être en perpétuel mouvement qui voudrait être arrêté. S'il se préoccupait de son plaisir, il pourrait éprouver de la jouissance ; il pourrait ralentir le temps et l'élargir aux dimensions de l'extase voluptueuse. Mais, raisonnant comme un soldat, conquérant et seulement conquérant, il n'éprouve rien d'orgasmique dans l'orgasme, juste la délivrance d'une tension, la fin d'une gêne. Son désir mort, il attend qu'en naisse un autre, qu'il réalisera aussi en le faisant mourir. La vie de Don Juan s'est concentrée sur le sexe sans qu'il ait rien compris au sexe. Il ne voit dans le sexe que la réalisation égocentrée de sa pulsion, sans soupçonner les portes qui s'ouvrent alors, le plaisir, la volupté partagée, la relation à l'autre, l'horizon des sentiments…Don Juan, certes toujours mobile, tourne en rond. A l'écoute de ses seules pulsions, il est condamné à de perpétuelles exténuations. Sa vie d'aventures est devenue bègue et ennuyeuse. Je me suis amusé à la contrarier fortement.


Dans les versions des XVIIe et XVIIIe siècles, il est puni par le Commandeur, une statue qui figure le divin.  Plutôt qu'un Dieu de colère et de vengeance sorti de l'Ancien Testament, je dessine un Fils aimant, trop aimant, une figure à la fois christique et perverse. Voici la vraie punition de Don Juan : éprouver de l'amour pour un homme, lui qui le cherchait - si mal- sous le jupon des femmes. Est-ce que cet amour surprenant révèle une homosexualité inavouée ?
Certains psychologues ont avancé cette thèse que le donjuanisme, la multiplication des femmes toujours désirée et toujours insatisfaisante, pouvait cacher virilement une homosexualité, révélant un culte ambigu de l'homme. Je leur laisse la responsabilité de cette explication car ce n'est pas, ultimement, ce qui m'intéresse ici. Pour moi, il s'agit surtout de distinguer le sexe de l'amour.


L'amour n'a pas de sexe ; il peut se découvrir ou s'épanouir dans la sexualité mais il peut aussi bien s'en passer. L'attachement à l'autre, la fascination renouvelée pour le mystère de l'autre, la dévotion qu'on peut lui porter, tout cela n'a pas grand chose à voir avec les frottements de peau, aussi agréables soient-ils. En cela dans La Nuit de Valognes, j'exposais les thèmes que je repris dans les Variations Enigmatiques. L’amour comme attachement mystérieux à un mystère.


La Nuit de Valognes, grâce à Jean-Luc Tardieu, fut créée en 1991. J'étais émerveillé.
Un enfant devant un sapin de Noël. Avec elle, je connus ma première « première ».
Puis, 100 représentations plus tard, ma première « dernière ». Cela me serra tellement le cœur que, depuis, j'ai toujours refusé de revoir le spectacle. Pourtant la pièce est continuellement représentée par des compagnies professionnelles et par des troupes d'amateurs. Invité mille fois - et avec quelle gentillesse -, j'ai toujours décliné. Dix ans après, une représentation hommage m'a obligé à revoir La Nuit de Valognes. Surpris, j'en ai découvert les qualités, et aussi les légers défauts. Un instant, j'ai songé les corriger.
Puis je me suis rappelé le jeune homme de 29 ans que j'étais alors et qui avait écrit ce texte : il n'aurait sûrement pas supporté qu'un auteur arrivé de 40 ans lui corrige sa pièce. Par respect pour ce jeune homme, je me suis abstenu.


Cependant, à l’occasion d’un déménagement, je suis tombé sur le manuscrit original de la pièce. En le feuilletant, je me suis rendu compte qu’à la création on m’avait fait changer le troisième acte. Sous prétexte que c’était ma première pièce, tout le monde était entré dans mon moulin : mon agent, mon metteur en scène, mes acteurs, mes producteurs. Terrorisé, j’avais cédé.
Or, en relisant l’original, je découvrais que, malgré tout,  mon instinct valait quand même  mieux que leurs craintes. J’ai donc rétabli, pour la recréation de La Nuit de Valognes au Théâtre Royal du Parc, en novembre 2005, le trajet initial, tout en profitant de mon expérience pour toiletter le texte.
Si un acteur n’a jamais fini de s’améliorer en jouant, il en est de même pour l’auteur. On peut toujours faire mieux, indéfiniment. Mais il n’en demeure pas moins que c’est le premier geste qui compte…

Bruxelles, 16 novembre 2005, Eric-Emmanuel-Schmitt 

Critiques

Ouest France - « La Nuit de Valognes »

Pas de déception : le texte de la Nuit de Valognes, première pièce d’Eric-Emmanuel Schmitt, a fait le bonheur du plus d’un des huit-cent privilégiés qui, mardi soir, assistaient à son "incarnation" à l’espace 44, dans une mise en scène de Jean-Luc Tardieu.

S'attaquer une énième fois au mythe de Don Juan relève pourtant, à priori, de la gageure. Eh bien, l’auteur se sort plutôt bien du traquenard.Très bien même. Avec un angle d’attaque inédit, des pétillantes répliques et une plume qui n’a sans doute pas fini de faire parler d’elle.

Par-delà des formules, qui deviendront peut-être des citations, il y a en effet une philosophie, un style, une tenue et une réjouissante gourmandise des mots.

Jean Thiéfaine

Presse Océan - « La Nuit de Valognes »

Mardi soir à  l'issue de la première de la Nuit de Valognes, Jean-Luc Tardieu disait : "Un auteur est né !" C'est juste. Sa nuit lui a donné le jour. Eric-Emmanuel Schmitt appartient au nombre de ceux qui savent avec leur plume traduire les élans du coeur humain.
Le rideau venait de tomber sur la création de sa première pièce.Le jeune auteur, selon la formule consacrée, portait une veste du plus beau vert et était presque aussi vert qu'elle.
Mais qu'il se rassure. Dans sa Nuit de Valognes, il a su camper des personnages, nouer une intrigue, retenir l'attention du spectateur et lui donner l'occasion de méditer sur les rares préoccupations dignes de retenir l'attention durant une vie, l'amour et Dieu.
Qui plus est, Eric-Emmanuel Schmitt, possède le sens du mot et le goà»t du trait. Non pas pour faire frivolement de l'esprit mais pour amener le public à  se laisser aller à  la réflexion philosophique.

Paris-Match - « La Nuit de Valognes »

Don Juan. On a toujours dit qu'il n'aimait pas les femmes. On a souvent dit qu'il n'aimait que lui-même. On n'avait jamais osé avancer qu'il en aimait un autre... que son penchant naturel l'inclinait vers les hommes.C'est cette idée provocante, iconoclaste, que parvient à  faire passer l'auteur, dont c'est la première pièce (surprenant !) avec autant de talent, de drôlerie, d'élégance que de sensibilité.

Une nuit à  Valognes dans un manoir, au XVIIIe siècle. Don Juan tombe dans un piège. Cinq de ses conquête se sont mises d'accord - mon Dieu, que cela a été difficile ! - pour instruire son procès.
Il doit choisir : c'est la Bastille ou le mariage avec l'une de ses victimes. Le séducteur, toujours cynique mais désespéré, parvient à  rendre impossible la sentence du tribunal des femmes, au prix de l'aveu de son secret : les sentiments qu'il exprimait à  sa dernière victime étaient en réalité ceux qu'il avait eus pour son frère mort, dont elle a le regard... Il repartira libre, Comment punir Don Juan, qui n'est plus Don Juan dès lors qu'il dit la vérité ?

Un texte brillant - trop peut-être - , plein d'humour, des comédienne admirables - dont Micheline Presle, royale en satin mauve, Marie-Christine Rousseau et surtout Danièle Lebrun, malicieuse à  souhait -, des costumes et des décors soignés : une soirée, somme toute, presque parfaite.

Figaro Magazine - « La Nuit de Valognes »

Elégance du décor, richesse des costumes, brio du dialogue, le lever de rideau est séduisant. D'entrée nous suivons avec plaisir les retrouvailles de cinq femmes. L'une a l'esprit vif, l'autre des émois de couventine, une troisième des grands airs d'amazone, et la quatrième des pudeurs de petites bourgeoises intimidées à  particule.

Nous sommes au XVIIIe siècle dans le salon de la duchesse de Vaubricourt. Ce sont des anciennes victimes de Don Juan prêtes à  se venger. Elles invitent Don Juan. Il arrive. Elles instruisent son procès. L'auteur a le sens de la réplique et sait d'un trait dessiner des caractères. Le plus réussi est certainement la comtesse de la Roche-Piquet auquel Danièle Lebrun prête un oeil malin et un humour explosif. Une femme dynamite sous des dentelles de soie. Mais Mademoiselle de La Tringle, auteur à  succès de romans d'amour, n'est pas mal vue.

Une raideur brisée par des élans fantasques, Delphine Rich dans la drôlerie ose tout, même s'enlaidir. La religieuse sous les traits de Marie Christine Rousseau est d'une fraïcheur sympathique. Toutes sont régies par la Duchesse que Micheline Presle incarne avec un autorité malicieuse.

Jean-Luc Tardieu a su, avec beaucoup de bonheur, diriger une distribution homogène. Face à  elles, Don Juan, Mathieu Carrière, a l'élégance et l'ambiguïté d'un personnage que l'auteur a entouré de mystère. Car Don Juan a changé. Pourquoi, comment ? C'est tout le secret de la pièce. Pièce bien construite, bien écrite, bien jouée. De bonnes raisons pour aller entendre frapper les trois coups.

Marion Thébaud

Les Echos - « La Nuit de Valognes »

Une jolie idée, un auteur neuf au style élégantissime (...) L'auteur, Eric-Emmanuel Schmitt,normalien, philosophe, enseignant, qui nous propose ici sa première pièce, a su actualiser le mythe sans le dévoyer et sans verser dans la philosophie pesante. On rit, d'abord, on est surpris, ensuite, et conquis, enfin, par l'insolent retournement de situation qui, subitement, humanise Don Juan en nous le rendant très proche...

Annie Copermann

Pariscope - « La Nuit de Valognes »

Une distribution de rêve pour une mise en scène parfaitement réussie. La Nuit de Valognes dans laquelle souffle le marivaudage,Schmitt, la désinvolture et l'humour est la première pièce d'Eric-Emmanuel un jeune auteur heureux dont on reparlera très bientôt car ses projets pour le théâtre comme pour le cinéma sont nombreux.

Arlette Frazier

T.D.C. 596 Actualités - « La Nuit de Valognes »

Habilement construite, la pièce est un curieux mélange de comique, de psychologique et de spirituel, voire philosophique.

Armelle Héliot

Le Canard Enchaîné - « La Nuit de Valognes »

Jolie variation sur le thème de Don Juan. (...) Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur, l'un de ceux pour lesquels on peut compter pour repeupler la scène franà§aise désertée depuis vingt ans par des plumes découragées. Ses dialogues sont vifs, brillants.

Bernard Thomas

Madame Figaro - « Novembre 1991 »

La Comédie des Champs-Elysées fut longtemps le théâtre de Jean Anouilh. Louis Jouvet y a révélé Jean Giraudoux. Souhaitons longue vie au jeune auteur Eric-Emmanuel Schmitt.

Jean-Claude Brialy

Le Figaro - « Avignon 2007 Le meilleur d'Eric-Emmanuel Schmitt »

Avignon 2007 Le meilleur d'Eric-Emmanuel Schmitt …C’est avec Le Visiteur qu’Eric-Emmanuel Schmitt s’est fait un nom. Joué dans le monde entier, il entretient la tradition d’un théâtre d’idées, brillant qui plaît et vise juste. Gildas Bourdet se souvient d’avoir vu la pièce à la création au Petit Théâtre de Paris. « J’aime le pari qu’il fait sur l’intelligence » dit-il… Les acteurs sont dirigés avec cette rigueur du détail, ce sens du rythme qui sont la marque de fabrique du metteur en scène… … Oscar et la dame rose.

On se souvient de Danielle Darrieux créant ce texte qui a ému la terre entière (…) Ici, Jacqueline Bir, figure mythique du théâtre belge. Parfaite, elle conjugue l’autorité au charme, passe d’un état civil à l’autre, change d’âge, d’humeur, paraît 7 ou 77 ans, un marmot ou un vieux docteur toussotant. Surtout, elle est cette Mamie Rose que tous les spectateurs ont envie de consoler au final.

Avec La Nuit de Valognes, Régis Santon met en scène la première pièce de Schmitt, crée en 1991 à Nantes (…) derrière l’image de Don Juan, Schmitt aborde le thème de l’amour et du désir en confondant ces sentiments. A tord ? Une question comme les aime son public ravi de sortir de la salle l’esprit en ébullition. C’est là qu’il faut chercher le succès de cet auteur qui a fait descendre la philosophie au rang des fauteuils d’orchestre.

Marion Thébaud

Le Canard enchaîné - « Bas les masques- Décembre 2007 »

C'est une version rénovée et brillante de la première oeuvre pour le théâtre d'Eric-Emmanuel Schmitt que nous donne là Régis Santon... Etrange pièce, au fond, éblouissante dans ses propos.

Bernard Thomas

France soir - « Ode à  Don Juan- Décembre 2007- »

... Cette première pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt est déjà très représentative de la pensée de l'auteur : lui qui aime fouiller les âmes des grands personnages pour y chercher les doutes et nous les livrer sur un plateau s'est régalé à décortiquer le séducteur-né pour y trouver la faille susceptible de le rendre plus humain que jamais.           

Aidés par les mots déliés de l'auteur, les comédiens dirigés par Régis Santon se délectent de leurs personnages, parfois soutenus par les notes évidentes de Mozart, le compositeur qui a offert le plus beau des hommages à Don Juan en lui composant un opéra. Dans une mise en scène épurée et pourtant inventive, le séducteur doit alors faire face à ses fantômes. Et c'est bien d'amour dont on parle ici, aussi bien grâce à l'humour cynique qu'au romantisme emporté d'une jeune fille au cœur brisé.

Emilie-Anne Jodier

Le Point - « Décembre 2007 »

C'est la première pièce de Schmitt, la plus classique, et à mon goût la mieux écrite. Régis Santon (qui incarne un Sganarelle rivalisant de cynisme avec son maître) a réuni une distribution où chacun joue sa partie avec clarté.

Frédéric Ferney

Télérama - « Décembre 2007 »

(...) Eric-Emmanuel Schmitt réussit à transformer en véritable thriller un mythe trop bien connu... Les phrases brillantes abondent dans ce libertinage métaphysique joliment teinté de désespoir et galamment interprété. On parvient à être surpris encore et étonné par ce Dom Juan-là... Le grand seigneur méchant n'a pas finit de plaire.

Joshka Schidlow

Télérama - « Le carnaval des réprouvés-2 Janvier 2008 »

Eric-Emmanuel Schmitt plaît. A l'écrit, à l'écran et sur la scène. L'habile écrivain et grand érudit y trousse à merveille des histoires impossibles....Dans La Nuit de Valognes, Schmitt révise brillamment le mythe de Don Juan... Surgissent en majesté des portraits de femmes dont Eric-Emmanuel Schmitt a le secret. Dans l'espace dévasté imaginé par Santon, elles saignent, grincent et blessent avec morgue.

Fabienne Pascaud

Le Figaro Magazine - « La vraie mort de Don Juan- Janvier 2008 »

Eric-Emmanuel Schmitt n'est jamais aussi à l'aise que dans la compagnie des grandes figures et des mythes : Freud, Diderot, Mozart, Jésus, Dieu même, excusez du peu...Il adore jouer avec ces héros-là, et il le fait très bien. Il a la culture, l'intelligence, l'agilité qu'il faut, c'est son coté normalien, hyper brillant. Dans cette série de partenaires prestigieux, son premier challenger fut Don Juan, on était en 1990. Cela nous valut une excellente pièce : La Nuit de Valognes. Il l'a récemment remaniée. On peut la voir jusqu'au 13 Janvier au Théâtre Silvia Monfort. C'est un spectacle intellectuellement très tonique.            Le mythe en prend un coup. L'intérêt de l'œuvre est d'ailleurs dans cette mise en pièces et cette reconstruction, dont Schmitt tire un parti fort habile et amusant. Il imagine qu'à l'initiative de l'une d'entre elles, cinq anciennes maîtresses de Don Juan, qui supporte mal d'avoir été délaissées par lui, le convoquent pour instruire son procès. On comprend assez mal pourquoi il accepte de se prêter à ce jeu, mais peu importe, on est au théâtre, et après tout Don Juan n'a jamais été à un défi près, fût-ce contre lui-même. Cet étrange tribunal qui rassemble cinq dames du meilleur monde un peu toquées se tient au cours d'une nuit d'orage dans un château de Normandie. Après une longue délibération, elle rendent leur verdict : Don Juan sera condamné, insupportable châtiment pour ce prédateur, à épouser une jeune fille délicieuse et innocente dont il a récemment abusé et à lui rester fidèle. Il y consent. Fatale imprudence. Il va en effet trouver plus fort que lui. L'amour qu'il a durant toute sa vie nargué le prendra à son piège. Ainsi meurt un mythe.            Cette fable a l'originalité d'apporter une fin inattendue et très morale, nous voulons dire humaine et pitoyable, à l'épopée amoureuse du scélérat. On est dans les jeux de l'esprit, parfumés XVIIIe siècle, conversation, sophismes et séduction. On s'attend donc plutôt à une mise en scène toute en distance, en ironie et en discrétion. Or, bizarrement, Régis Santon attaque la pièce à la hussarde, et il faut un moment pour s'y faire. Il livre de l'œuvre une vision très réaliste, bruit et fureur, il en rajoute sur les effets, et il impose aux cinq enragées un sur jeu souvent proche de l'hystérie. On aurait aimé un peu plus de modération, mais le public est ravi. La jeune Vanessa Kryceve nous a beaucoup plus. Et surtout, nous avons retrouvé avec un grand plaisir l'excellent Bernard Malaka, qui fait un Don Juan très séduisant. En Sganarelle, Santon a une jolie présence.            Très belle scénographie de Régis et Marie-France Santon. Le vaste plateau ceint de boiseries, les lumières, les costumes, tout cela a de l'allure. Un énorme travail autour d'un texte attachant.

Philippe Tesson

Publications

  • En langue anglaise, édité chez Methuen.
  • En langue bulgare, édité chez Lege Artis
  • En langue française, édité chez Acte sud et Livre de Poche Théâtre*
  • En langue grècque, édité chez Diagramma.
  • En langue polonaise, édité chez Znak

Au théâtre

  • Argentine
    Buenos Aires, 2003
  • Belgique
    Bruxelles, Théâtre Royal du Parc, novembre 2005
  • Bulgarie
    Traduction: Snéjina Roussinova-Zdravkova
    Théâtre Régional de Vratza et tournée 05/07
  • Espagne: El process a Don Juan
    Traduction : José Maria Capilla
    Tarragone, Festival international de Théâtre, 1995
    Barcelone, Compagnie Avinyo
  • Estonie: DON JUANI ÖÖ
    Traduction Inge Eller
    Tallinn, Théâtre Ugula, 2003
  • Etats-Unis : Don Juan on trial
    Traduction Jeremy Sams: Don Juan on trial, Methuen editions
    Repertory Theatre Milwaukee, mars 1995
  • France
    Loire Atlantique, Maison de la culture, 1991
    Nantes, Espace 44, 1991
    Paris, Comédie des Champs Elysées, 1991
    Saint Brieuc, Royal Theater, 95/96
    Avignon, Paris-Théâtre Silvia Monfort et tournée, Mise en scène Régis Santon, 2007,2008, 2009
  • Japon
    Traduction Hitoshi Uyama
    Tokyo, Théâtre 21, 2004
  • Pologne: Noc z Don Juanem
    Traduction Barbara Grzegorzewska
    Varsovie Théâtre Ateneum, 2001
  • Royaume-Uni : Don Juan on trial
    Traduction Jeremy Sams: Don Juan on trial, Methuen editions
    Stratford-on-Avon, Royal Shakespeare Company, January 1996
    Colchester, Mercury Theater, May 1999
  • Russie
    Traduction: Irina Prokhorova
    Novosibirsk, Krasnoï Fakel, 02-05
    St Petersbourg, Grand Théâtre dramatique 03-04
    Moscou, Théâtre de Roman Viktyuk 05-07
  • Suisse francophone
    Cologny, Théâtre du Crêve-coeur, 2004

Extrait vidéo

La Nuit de Valognes