Le Journal d'Anne Frank

Résumé

D’après Le Journal d’Anne Frank, avec la permission du Fonds Anne Frank (Bâle).

En 1945, Otto Frank, revenu des camps, attend tous les jours ses deux filles sur le quai de la gare d’Amsterdam. Lorsqu’on lui apprend qu’Anne et Margot ne reviendront pas, il ose ouvrir le journal intime de la cadette, Anne, et découvre avec stupeur qu’il ne connaissait pas vraiment sa fille. Racontée par Anne, l’étrange clandestinité qui enferma neuf personnes – trois familles - si différentes dans l’annexe de son entreprise devient drôle, piquante, pleine de moments de crainte mais de moments de joie aussi. À la grande surprise de son père, Anne est plus profonde, plus spirituelle, plus sexuée aussi qu’il ne la croyait. Et parfois plus révoltée… L’histoire d’amour entre un père et sa fille continue.

Commentaires

« Plusieurs fois au cours de ma vie, j’ai lu Le Journal d’Anne Frank. »

 
Ce texte lumineux s’avère davantage qu’un document, il constitue une véritable œuvre littéraire, celle d’une romancière de 14 ans, qui a le don de créer une proximité, une intimité troublante avec ses personnages enfermés dans l’Annexe. Preuve de sa grandeur ? Je ne suis jamais ému ou touché par les mêmes passages : ce qui m’agaçait à quinze ans – la fille avec des soucis de fille, cette énergie inépuisable – me bouleverse aujourd’hui. En parcourant Le Journal d’Anne Frank, j’assiste désormais à la naissance d’une femme et à la naissance d’un écrivain.
Je remercie le Fonds Anne Frank de m’avoir permis d’écrire cette nouvelle version théâtrale car le monde entier sait avec quels scrupules exigeants ses membres perpétuent la mémoire d’Anne Frank et interdisent tant de projets qu’ils trouvent indignes.
Le point du vue adopté ici est le point de vue d’Otto Frank, le père d’Anne, celui qui aménagea l’annexe, y installa sa famille puis ses amis, le seul –malheureusement - qui revint des camps. Après la guerre, Otto Frank fut surpris en lisant ce journal, une surprise doublée d’une douleur intense : sa fille avait disparu mais son journal la rendait infiniment vivante, il découvrait ses pensées, sa profondeur, sa joie intense – parfois insoutenable. Un père apprend à connaître sa fille au-delà de la mort, gêné par les pages sur sa sexualité naissante, contrarié par le conflit qu’Anne entretenait avec sa mère, mais toujours touché, amusé, ébloui…
Otto Frank s’est battu pour réaliser le rêve d’Anne : devenir écrivain. Contre les obstacles, l’indifférence, la frénésie d’oublier, il parviendra à faire publier Le Journal d’Anne Frank en 1948, la transformera en l’auteur de 14 ans le plus lu au monde, et, jusqu’en 1980, consacrera sa vie à sa mémoire, devant parfois - par des procès - fermer le bec aux négationnistes qui prétendaient qu’Anne n’avait pas écrit ce journal.
Désormais, sur les planches du Théâtre Rive Gauche, Anne et les clandestins de l’annexe reprennent vie, voix et corps. Neuf acteurs passionnés, de Francis Huster à Roxane Duran – la révélation du Ruban blanc de Michael Haneke – vont brûler les planches, sous la direction de Steve Suissa et nous rendre, j’espère, le sens de la gravité comme le goût de la joie.

Eric-Emmanuel Schmitt

Critiques

Figaroscope 19/9/2012 - « Le journal d'Anne Frank - Ma fille, ce héros »

Une excellente distribution sert la version théâtrale composée par eric-Emmanuel Schmitt, de ce témoignage historique raconté du point de vue du père, Otto.

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Armelle Héliot

théatres.com - « Le journal d’Anne Frank »

Le théâtre Rive Gauche, sous la houlette d’Eric-Emmanuel Schmitt, nous présente actuellement une adaptation du Journal d’Anne Frank. Mis en scène de façon magistrale par Steve Suissa, cette pièce émouvante nous plonge dans l’univers quotidien d’Anne Frank durant la dernière guerre. Francis Huster, entouré de comédiens talentueux, nous fait revivre cette page d’histoire avec sobriété, parfois également avec humour et émotion mais sans jamais céder au « pathos ». Ce spectacle magnifique nous transporte tant l’émotion nous dévaste et nous submerge.

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Laurent Schteiner

billetréduc.com - « Le journal d'Anne Frank »

On a vu, on a aimé....

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Regs'arts - « Le journal d'Anne Frank »

Après leur triomphe dans Bronx, le duo Steve Suissa, Francis Huster récidive, avec la complicité d'Éric-Emmanuel Schmitt, en créant Le journal d'Anne Frank, inspiré de l'œuvre homonyme publiée en 1947, considérée comme l'un des piliers de la littérature de la Shoah, vendu à 25 millions d'exemplaires.

Éric-Emmanuel Schmitt, le très prolifique auteur à succès que l'on sait, se place ici sous l'angle d'Otto Frank, seul rescapé des camps, qui découvrira avec surprise et émotion, le journal de sa fille adolescente, véritable écrivain, et apprendra à la connaître au-delà de la mort. Anne y relate avec une gravité ponctuée de fantaisie, les deux ans passés avec sa famille et des amis, à « l'annexe », pour tenter d'échapper à la Gestapo et à la déportation.

Steve Suissa, avec sa maestria habituelle, signe ici une mise en scène en tous points remarquable, nous donnant l'illusion d'être nous-mêmes cachés dans cette annexe, partageant le quotidien et les angoisses d'Anne, l'histoire écrite par la jeune fille et découverte par le père donnant lieu à des allers retours entre passé et présent.

Francis Huster, acteur surdoué, à juste titre chéri du public, est particulièrement émouvant dans son incarnation d'Otto Frank, et trouve ici un rôle sur mesure qu'il incarne avec une sobriété d'une grande justesse.

Roxane Duràn, la révélation du Ruban blanc de Michel Haneke, est magique en redonnant littéralement vie à Anne Frank. On découvre une jeune fille sensible, révoltée parfois mais aussi gaie, effrontée, vive et enjouée comme on l'est à treize ans malgré les horreurs de la guerre.

Sept comédiens passionnés leur donnent la réplique avec talent : Gaïa Weiss, Odile Cohen, Katia Miran, Charlotte Kady, Yann Babilee Keogh, Bertrand Usclat, Yann Goven.

Stéphanie Jarre dipômé et professeur de l'Atelier Met de Penninghen, a imaginé un décor soigné et réaliste, reconstituant l'annexe au centre de la scène et le bureau d'Otto Frank à une extrémité. Les lumières de Jérôme Almeras, le son d'Alexandre Lessertisseur et les costumes créés par Sylvie Pensa, se conjuguent pour nous faire revivre l'atmosphère de cette époque douloureuse.

Cette création mondiale a reçu la permission du très strict Fonds Anne Frank et a pour vocation le devoir de mémoire d'un épisode tragique de l'histoire du XXème siècle et de faire entendre aux nouvelles générations un message de tolérance et de condamnation du racisme sous toutes ses formes.

Spectacle qui touche à la perfection, à ne pas manquer !

Tanya Drouginska

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Tanya Drouginska

Pariscope - « Le journal d'Anne Frank - Pariscope »

Ce qui séduit le plus dans cette version théâtrale est que l'on entend admirablement ce qu'Anne frank nous a laissé dans son journal...

 

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M-C.N

Elle - « Le journal d'Anne Frank - Elle »

Roxanne Duran est l'une des surprises de la rentrée théâtrale : à 19 ans cette Franco-Autrichienne débute sur scène en interprètant une Anne Frank lumineuse dans la pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt.

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Nedjma Van Egmond

Les News Web - « Le journal d'Anne Frank - les news web Edition nr 1 »

Edition nr 1 de septembre 2012

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Lyon News - « Eric-Emmanuel Schmitt »

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Laurent Argelier