Mes Evangiles - L'Evangile selon Pilate

Résumé

Mes Evangiles (La Nuit des Oliviers et L'Evangile selon Pilate)

Deux pièces consacrées au même mystère qui peuvent se jouer ensemble ou séparément. Toutes deux sont la réécriture pour la scène du roman L'Evangile selon Pilate paru en 2004.

"Si j'ai appelé ces deux textes Mes évangiles, c'est pour signifier que je n'y délivre aucune vérité, que j'y assène encore moins 'la vérité', historique ou théologique, seulement ma vision très subjective des choses… N'avons-nous pas, tous, à partir de tableaux, de musiques, de récits ou de films, réorganisé les évènements, soulignant ceci, omettant cela ? N'avons-nous pas, tous, croyants ou incroyants, fabriqué un cinquième évangile ? "

L'Evangile selon Pilate

Le dernier jour de la Pâque juive, Ponce Pilate apprend que Jésus, le magicien de Nazareth, a disparu de son tombeau. Pour éviter toute utilisation politique de ce vol, Pilate mène l'enquête et tente de retrouver le cadavre. Mais celui-ci réapparaît ! Vivant !

Refusant l'irrationnel, cherchant une solution logique à l'étrange, Pilate fouille Jérusalem, interroge Hérode, Hérodiade, les disciples, des médecins, le Grand Prêtre du Temple puis, excédé par ses échecs, part sur les routes de Galilée. Mais plus il avance, plus le mystère s'épaissit…

Critiques

Télérama - « La qualité Schmitt »

La qualité Schmitt

"(...) Eric-Emmanuel Schmitt s'attaque aujourd'hui à  Pilate, juste après que le corps du Christ a disparu du tombeau. Comment ce Romain chargé de maintenir l'ordre mena-t-il l'enquête sur cette dangereuse affaire ? (...)

Schmitt fait traverser à  son personnage un passionnant cheminement intérieur. Le dramaturge est rusé, redoutablement efficace, il sait trouver les mots qui émeuvent, les situations qui touchent. Mais qui s'en plaindrait, quand c'est pour défendre, comme souvent dans son théâtre, la tolérance, la générosité, l'éveil à  l'autre ? Jacques Weber trouve dans ce texte si écrit, si raisonné, si français une interprétation à  sa mesure, tout ensemble clair et tourmentée, sonore et intime. Dans la grande tradition théâtrale de chez nous."

Fabienne Pascaud

Pariscope - « Weber le magnifique »

Weber le magnifique (...) La puissance de ce spectacle réside dans cette magie qu'est la rencontre entre le texte, le metteur en scène et les comédiens. Christophe Lidon a transposé toute sa sensibilité à  l'univers de Schmitt.

Après "Oscar et la dame rose", c'est la deuxième fois que l'auteur fait appel à  lui, et on ne peut que l'en féliciter. Sa scénographie est, comme toujours, très esthétique, voire tout simplement belle. Le superbe décor de Claude Lemaire, les costumes de Renato Bianchi et l'excellent jeu de lumière de Marie-Hélène Pinon viennent habiller son imaginaire. Sans acteurs, point de théâtre. Erwan Daouphars a un jeu sobre, très inventif et attachant.

Et puis il y a Jacques Weber. Enorme ! Quelle présence ! Quelle interprétation ! Cela faisait longtemps qu'il n'avait donné tant de matière et d'éclat à  son jeu. Il prend un plaisir fou à  interpréter Pilate et nous offre cela comme un cadeau."

Marie-Céline Nivière

Le Parisien - « Magnifique Jacques Weber »

Magnifique Jacques Weber "Eric-Emmanuel Schmitt revisite une histoire que l'on croyait connaître, en étudie le moindre détail et apporte des précisions peu connues. Un travail d'érudit présenté avec un sens évident de la dramaturgie ! Et jacques Weber, seul en scène avec, par instants Erwan Daouphars (le scribe Sextus) à  ses côtés, campe un magnifique Pilate, homme de raison confronté au mystère et ébranlé dans ses certitudes."

André Lafargue

Le Point - « Imaginez un dialogue entre Ponce Pilate, préfet de Rome en Judée, ... »

Un apôtre nommé Ponce Pilate "Imaginez un dialogue entre Ponce Pilate, préfet de Rome en Judée, et son scribe Sextus. On apprend que le corps du Nazaréen a disparu de son tombeau. Le procurateur ouvre l'enquête. Quelles sont ses pensées intimes ? Qui est l'homme sous le personnage officiel ?... Schmitt sait décortiquer un sujet philosophique et religieux sans le gâcher. Avec Jésus, il est dans son jardin. Sous la plume de Yourcenar, on aurait une joute sceptique et féroce. Schmitt préfère l'encens, l'énigme, la nuit. Et la ferveur. Et le zèle. Habile, il prête à  Pilate une intuition digne d'Hercule Poirot...

Jacques Weber met toute sa puissance d'acteur au service de ce "cinquième Evangile".

Frédéric Ferney

Le Pélerin - « Au lendemain de la résurrection de Jésus, Pilate,... »

"Au lendemain de la résurrection de Jésus, Pilate, confronté au mystère de la disparition du corps, mène l'enquête sont il rend compte à  son frère, dans des lettres dictées à  son fidèle Sextus.
Bouleversant ! "

Le texte de Schmitt, tout d'intériorité, servi par la générosité créatrice de Jacques Weber, donne au spectacle la force d'un ébranlement. Voilà  qu'une histoire, cent fois entendue, nous apparaît ici fidèlement et radicalement nouvelle.

Schmitt a retenu des évangiles que tout récit se doit d'être adapté à  ses destinataires, à  la culture qui l'accueille. L'homme d'aujourd'hui, nourri de scepticisme, n'aura aucun mal à  s'identifier à  ce Pilate, qui envisage toutes les hypothèses rationnelles susceptibles de résoudre l'énigme du "tombeau vide" "

René Poujol

France-Soir - « Un travail de détective... »

Un travail de détective "Eric-Emmanuel Schmitt imagine un cinquième évangile que Pilate aurait rédigé au moment de la résurrection du Christ, événement auquel le procurateur ne comprend rien "Il mène alors une véritable enquête, comme un détective à  la recherche d'une vérité tangible"

La démonstration est efficace, et même captivante. L'auteur est habité par la foi, le sujet lui tient à  coeur, cela se sent et c'est tant mieux. Jacques Weber interprète Pilate avec la solidité qu'on lui connaît. Plus sobre qu'à  l'ordinaire, sans effets de voix superflus, il est excellent et distille ça et là  un humour feutré qu'il manie avec modération, sans jamais appuyer. Il n'a jamais été aussi juste. A noter l'efficacité d'Erwan Daouphars dans le rôle du scribe. Simplicité de la mise en scène, des costumes et de la musique. Du beau travail qui devrait, pour des raisons différentes, plaire à  tout public, croyant ou non."

Arianne Dolfus

Le Canard enchaîné - « Une bonne nouvelle »

Une bonne nouvelle

"Donc Pilate, Pontieus de son prénom, l'homme qui depuis deux mille ans se lave les mains de la crucifixion, préfet de l'empereur Tibère en Judée, entretenait, selon Eric-Emmanuel Schmitt, une correspondance avec son frère. (...) Ce Pilate là  est un rationaliste (...) C'est Pâque. Au moment où le rideau se lève, il tient la situation en main (...) Mais le greffier Sextus (Erwan Daouphars) vient perturber sa sérénité par des propos incongrus : le cadavre de l'espèce de magicien de Nazareth, le perturbateur, celui qu'ils appellent Yéchoua, s'est évadé. Pilate se mue alors en un Sherlock Holmes en quête d'indices. Il renifle les pistes comme un chien truffier, prêt à  écouter chacun. Mais on ne le berne pas aisément. Rien de cette étrange aventure ne saurait prendre corps sans la présence tranquille et familière du comédien.

Sans son aisance à  batifoler parmi les chimères, comme si cela allait de soi. Un vrai miracle. Le reporter Eric-Emmanuel Schmitt est partout présent sur les talons du préfet. (...) Jacques Weber dans la mise ne scène de Christophe Lidon, se drape d'une resplendissante humilité dans sa bagarre contre l'irrationnel qui l'assiège. (...) Pilate est troublé. Encore un peu, il se méfierait de lui-même (...) Ce qui en fait peut-être, bien malgré lui, le premier chrétien. L'un des héros involontaires d'une histoire qui risque de faire gloser longtemps. Sur ce point Schmitt a peu de chances de se tromper. C'est toute l'habilité et l'ambiguïté de la pièce. Bien joué."

Bernard Thomas

Les Echos - « Schmitt une énigme »

Schmitt une énigme

"(...) Tant de triomphes... Cet homme-là  est une énigme. Il transporte les foules avec des débats d'idées, des leçons de religion, des messages spirituels aussi limpides que dignes, qui ne cachent jamais leur motivation didactique et... qui font battre les coeurs...

Comment fait-il ?
Comme ici. Il a une belle langue, claire, le sens du théâtre, du rebondissement, et la chance d'entraîner dans sa barque de grands comédiens (...) Ici mis en scène par Christophe Lidon et interprété par Jacques Weber, impérial en toge grise (...) ce long monologue sur l'irrationnelle disparition du corps supplicié de Yoshoua est bien un peu long (une heure et demie) mais si bien développé et dit que, l'autre soir encore, la foule semblait... au septième ciel. Le Théâtre Montparnasse tient sans doute un nouveau succès. Pourquoi faire la fine bouche ?"

Annie Coppermann

La Vie - « Le corps de Yechoua a disparu. »

"Le corps de Yechoua a disparu. Trois jours après sa crucifixion, son tombeau est trouvé vide. Ponce Pilate, le très rationaliste préfet de Judée, se lance sur la piste. Avec la volonté farouche de mettre fin aux rumeurs d'une prétendue résurrection, il mène une enquête minutieuse et haletante. Jusqu'au moment où l'énigme cède la place au mystère.

Habilement écrite sous forme d'une enquête policière, la pièce nous plonge dans une réflexion sur le doute et la croyance. Jacques Weber y incarne avec brio un Pilate déboussolé."

Christine Monin

Le Progrès - « Toujours philosophe,... »

" (...) Toujours philosophe, suffisamment pour refuser l'embrigadement d'une religion constituée, l'écrivain a choisi une forme d'apostolat qui lui réussit parfaitement : aller au-devant du public, et lui donner le plaisir avec la réflexion."

J.Ph. Mestre

Le Figaro - « Christophe Lidon, qui signe la mise en scène, ... »

"Christophe Lidon, qui signe la mise en scène, opte pour la simplicité, la pureté qui répond du décor, des costumes (Ranato Bianchi), de la lumière (Marie-Hélène Pinon) et quelques effets de musique, très bien dosés (Didier Goret).
Une production très soignée, à  la fois probe et sobre."

Armelle Héliot

Panorama - « Jacques Weber à la recherche du Christ »

"Il dicte à  son scribe le récit des événements inattendus dont il est témoin. Voici qu'on vient de lui apprendre la "mauvaise" nouvelle : "le magicien" a disparu. Entendez : le corps de Jésus crucifié s'est envolé du tombeau.

Au fil de la pièce, Jacques Weber incarne un Ponce Pilate d'abord intransigeant, calculateur, puis peu à  peu sceptique. (...) C'est une expérience forte d'entendre le magistral texte d'Eric-Emmanuel Schmitt servi par un comédien du talent de Jacques Weber.

Les talents conjugués de l'homme de plume et de l'homme des planches nous ouvrent à  une belle médiation sur le doute qui, pour Eric-Emmanuel Schmitt, est sans doute la seule vraie attitude du croyant. "Seule l'indifférence est athée", dit-il. Cet "Evangile selon Pilate", nous convainc que douter, c'est être en marche, et que seul le mouvement - à  la différence des catéchismes rabâchés - permet la foi...

N'hésitez pas : courez voir cette pièce rare..."

Bertrand Révillion

Avantages - « Pilate est un homme avec ses doutes et ses failles »

"Pilate est un homme avec ses doutes et ses failles, c'est celui-là  qu'Eric-Emmanuel Schmitt nous propose, seul avec son scribe, seul avec lui-même. Un brin Hercule Poirot cherchant la vérité, Jacques Weber donne au personnage une juste densité et une épaisseur touchante, il sculpte l'histoire avec franchise pour aller à  l'essentiel, qui sommes-nous ? Et c'est magistral."

Cet "Evangile selon Pilate", nous convainc que douter, c'est être en marche, et que seul le mouvement - à  la différence des catéchismes rabâchés - permet la foi... N'hésitez pas : courez voir cette pièce rare... "

Publications

  • En langue française, publié par Albin michel
  • En langue lituanienne, publié par Alma Littera
  • En langue polonaise Editions Znak, 2006
  • En langue perse

Au théâtre

  • Allemagne
    Bonn- Bad Godesberg, Kleines Theater im park, 2009/2010
  • Belgique
    Bruxelles, Théâtre du Parc, 2005
  • Espagne
    Avilés, Teatro Palacio Valdés, 2011
  • France
    Paris, Théâtre Montparnasse, 2005
  • Italie
    Tournée Nationale, 2008-2009
  • Suisse
    La Chaux-de Fonds, Théâtre l'heure bleue, 2005
    Zürich, Zürich Theater 58, 2009/2010